Découvrir l’authenticité de l’intérieur

Pour être authentique, il faut avoir le courage d’agir dans le monde d’une manière qui soit en accord avec ce que vous voyez et expérimentez à l’intérieur. 

Être fidèle à son esprit. Cela ne signifie pas dire une pensée qui vous vient à l’esprit. Cela ne veut pas dire partager un jugement que vous avez. Cela ne veut pas dire partager ce que vous ressentez. Bien que vous puissiez faire toutes ces choses. Faire ces choses n’est pas authentique. A moins que ça le soit. 

Ce qui est authentique, c’est que si une personne pouvait voir jusqu’à votre cœur, elle trouverait une correspondance à l’intérieur avec ce qu’elle voit à l’extérieur.

Hésitez-vous parfois à partager ce que vous pensez ou ressentez parce que cela pourrait blesser quelqu’un d’autre? 

Craignez-vous parfois d’être blessé en le partageant?

Je crois que cette hésitation est un indice pour vous inciter à vous regarder de plus près. 

Y a-t-il une vérité plus profonde ? 

Au lieu de dire « tu m’as blessé », il est peut-être plus juste de dire « je me sens blessé.e ». Au lieu de dire « tu es méchant.e », il est peut-être plus juste de dire « j’ai peur quand je suis avec toi ».

Des déclarations comme « tu m’as fait mal » ou « tu es méchant.e » cachent le moi, tandis que des déclarations comme « je me sens blessé.e » et « j’ai peur quand je suis près de toi » révèlent le moi et les sentiments.

Ces dernières déclarations sont vulnérables et vraies ; personne ne peut vous contredire si vous dites « Je me sens blessé.e ». Les premières déclarations sont des déclarations fondées sur la peur qui visent à protéger le moi d’autres blessures et sont discutables ; une déclaration comme « tu es méchant.e » est une opinion qui peut ne pas être partagée par les autres. Nous pouvons en débattre ou nous battre à ce sujet. 

Aller au-delà des déclarations fondées sur la peur, aller vers la vérité profonde et s’y connecter, cela demande du courage car cela révèle le soi.

Lorsque vous utilisez des affirmations telles que « Je me sens blessé.e » ou « J’ai peur quand je suis avec toi », l’autre personne peut se sentir heurtée, en colère ou sur la défensive. Ou peut-être pas. Mais si c’est le cas, vous lui avez au moins offert quelque chose de réel et de vrai. 

C’est le point de départ d’une véritable transformation : la vérité.

Et si vous n’avez pas le courage de dire votre vérité ? Alors ne le faites pas. Il serait authentique de se taire. J’aime cette citation d’Anaïs Nin pour des moments comme ceux-ci, 

« Et le jour vint où le risque de rester serré dans un bourgeon fut plus douloureux que celui de s’épanouir. »

Texte original en anglais par Jason Zwolak,

traduction par Solomon Krueger d’Authentic Relating GO